mardi, mars 06, 2007

parce que tout a une fin...


Dernier rayon du dernier coucher de soleil que je pourrai admirer ici.
Ca sent la fin de ce second voyage à Montréal.

Dans l'avion qui m'enmenait ici, une question ne cessait de tourner dans mon esprit: est-ce que la ville va encore me séduire sans le charme de la surprise et de la découverte?

J'ai vécu ce voyage assez différement du premier, essayant d'éviter les attractions touristiques pour me concentrer sur la vie menée par les montréalais et plus précisement des immigrants. J'ai essayé de me fondre dans la masse pour pouvoir écouter des conversation, partager des instants de vie quotidienne, découvrir à quel point les modes de vie européen et québequois sont différents.

Observer les différences, essayer de les comprendre sans jamais les juger, ça m'a énormément ouvert l'esprit, appris beaucoup de choses.

Qu'est ce qui fait que Montréal est devenu mon refuge? Qu'est ce qui me séduit dans cette ville? Je reste incapable de le dire et encore moins de le décrire.

Ce voyage restera une expérience qui sera inscrite en moi, fera partie de moi.
Au moment de faire ma valise, j'avoue que je vais sans doute avoir beaucoup de mal à quitter le sol québequois et retrouver ma vieille Europe et tous ses défauts.

Ce mardi, en cette fin de journée, j'en arrive à me demander ce que sera Montréal pour moi, dans ma vie. Une distraction, un havre de paix, une étape, une destination?



Il va être dur, le retour à la gare du midi...

spécial pour les québecois: le retour en europe

Retourner en Europe, ça veut dire:
  • que je vais pouvoir redire "bonjour" aux gens que je croise dans les ascenseur sans avoir l'air d'être un extra-terrestre
  • que je vais devoir payer l'eau froide
  • et le téléphone, même si j'appelle le voisin
  • que je vais devoir réessayer de deviner si je dois dire madame ou mademoiselle
  • que je ne verrai plus de cabine de téléphone à pièces
  • que je ne pourrai acheter que des médicaments dans les pharmacies
  • que les dépanneur ne sont là que pour dépanner les autos
  • que je vais pouvoir garer ma voiture dans un parking
  • qu'un windshield devient un parebrise
  • qu'un coke diète devient un coca light
  • qu'un overtime devient une heure-supp
  • que la priorité de droite existe (elle m'a manqué, elle)
  • que je ne devrai plus donner de pourboire, que les taxes sont incluses. bref un truc affiché 5€ me coûte 5€ (ça va me changer, ça)
  • que je ne dirai "allo" qu'en décrochant mon GSM
  • qu'à 21h, le seul magasin ouvert, c'est le paki du coin
  • que je pourrai tenir la porte, ou payer un verre à une fille sans qu'elle croie que je vais la violer \o/
  • que si j'ai de l'eau dans la cave, j'appellerai les pompiers
  • que si je me pète une jambe, j'appellerai les pompiers
  • que si j'ai mal au ventre, le médecin va venir chez moi si je l'appelle (c'est fou hein?)

lundi, mars 05, 2007

brrrrrrrr

-38°c, rafales de vent à 60 KM/h.

FUMER (sur le balcon) TUE



non mais vraiment... ça fouette incroyablement.
Et dire que demain, c'est comme ça toute la journée.

c'est pour me donner envie de retourner en Belgique ou quoi?

'fin bon... j'aurai "vécu" cette température... En espérant y survivre.

Le québéquois est joueur

Je ne cesse de le répéter, le Québec, ça n'a rien à voir avec l'Europe.
La culture y est tout autre, j'en veux pour preuve les sports nationaux.

1/ le hockey. on peut pas rigoler avec ça, c'est interdit. (3 défaites d'affilée pour les canadiens, au fait)
2/ faire croire aux touristes qu'ils vont finir gelés.
3/ le curling (non, je rigole... mais quand même, il y en a qui aiment)
4/ pelleter.

oui, pelleter, sport national qui fera l'objet de cet article.

Bon déjà, pelleter, ce n'est pas ce que vous croyez. On ne pellete pas si le date avec une blonde se passe bien et qu'on la pogne.

Pelleter, c'est déblayer la neige avec une pelle.

Et là, grâce à la tempête de neige de vendredi (40 cm en un jour), j'ai pu, à loisir, observer cette tradition locale.

Procédons dans l'ordre...
1/ la neige. PAF! 40 cm sur toute la ville, vous imaginez?
2/ le matin, faut aller travailler. Donc vous prenez la pelle, et vous dégagez l'auto. la neige, vous la mettez où vous pouvez. trottoir, voiture du voisin, et la route.
2bis/ le voisin fait pareil que vous.
3/ le chasse neige arrive et déplace toute la neige de la route sur ... les voitures parkées. (et la vôtre si vous arrivez après le chasse neige)
4/ vous re-pelletez... et mettez la neige sur le trottoir, car le chasse neige passe pas sur le trottoir, c'est bien connu.
5/ padbol, il y a des chasse neige à trottoir ici.
6/ on reprend à 2/

Ce petit jeu pourrait durer tout l'hiver (vu que les températures positives, c'est aussi rare que les chameaux dans le coin)

Heureusement, ils ont pensé à tout, les filous. D'énooooooooooooOOOOOOOOOOoooooormes camions sillonnent la ville, la nuit, et aidés de 3 chasse neige, de déneigeuses, de mini chasse-neige, ils prennent toute la neige qui traîne et HOP, in ze camion et direction les parcs à neige (des gros parking qui servent à entreposer la neige l'hiver).
Honnêtement, assez impressionnant (et bruyant, toute le bloc est réveillé d'un coup)



C'est bien fait, hein?


note aux québequois: j'ai volontairement idéalisé la situation afin de permettre aux cerveaux belges de comprendre. Je sais très bien que vous allez me dire que votre rue à vous n'est toujours pas dégagée, que votre trottoir à vous est toujours impraticable et que votre voiture à vous est sous un tas de neige quelque part. mais bon... sur le papier, ça devrait se passer comme j'ai dit, non?

dimanche, mars 04, 2007

4 mars... 600Km de route et Québec

La ville de Québec est située à 250 Km de Montréal, 300 Km si on compte les détours.
Québec est un peu unique en Amérique du Nord car c'est une super-vieille ville qui a 400 ans, avec des rues pavées, étroites et qui tournent.


Pour moi, aller à Québec, c'est surtout l'occasion de faire 600Km d'autoroute nord-américaine, avec tous les clichés qu'on peut y associer.

coup de coeur: l'image de ce pont, typiquement nord-américain surgissant de la brume



300 km de route pour aller retrouver les chutes de Montmorency, déjà découvertes l'année dernière, mais qui sont vraiment impressionnantes en ce début mars, et vues d'en bas.




Ensuite, petit détour par le bord du Saint-Laurent, pour s'imprégner du calme qu'inspirent les blocs de glace qui sont entraîné par le courant.


Retour sur Montréal, sous la neige, de nuit... impressionnant!



Et en super cadeau bonus, une petite vidéo de délire routier sous la neige...

nuit blanche à Montréal

Montréal a adopté le concept des nuits blanches (les mêmes qu'à Paris ou Bruxelles), sauf que eux, ils font ça en plein hiver, en extérieur. Zont pas peur.

Au programme, un grand feu d'artifices à 20h sur le vieux port, des activités récréatives un peu partout, un soirée techno silencieuse (ils distribuaient des casques sans fil pour que les gens écoutent la musique en silence), de la luge sur pente de glace, de la tire sur neige, des expo, des musées gratuits, des concerts gratuits.

Alléchant n'est-ce pas.

LE RÉCIT DÉTAILLÉ DE CETTE SOIREE A ETE CENSURÉ... mais j'ai passé une très bonne soirée (même si on n'a pas beaucoup profité des activités proposées.... même pas du tout en fait)

samedi, mars 03, 2007

faut ski faut



bin oui... après les aventures nocturnes d'hier... les chaussures sont légèrement humides, ce matin...
Aux grands maux, les grands remèdes.