
samedi, juillet 30, 2005
dimanche, juillet 10, 2005
Il était une fois dans le sud ...
Plus qu'un article, les autoroutes wallonnes mériteraient un blog rien que pour elles.
Il n'y a pas si longtemps, quand la pluie a exceptionnellement cessé de tomber, j'ai pris le temps de regarder ces magnifiques panneaux d'affichage placé le long de nos autoroutes.
Et là, j'ai vu une affiche, et j'ai presque hésité à en croire mes yeux tellement c'est grotesque...
L'affiche est une campagne de promotion pour le site Autoroutes et routes de Wallonie, et le logo représente le soleil, et juste en dessous une route en zigzag.
Alors bon, je veux bien être bon public et ne pas voir le mal partout, mais là, c'est de la provocation!
Quand on sait que dès que les températures dépassent les 27°c, nos chaussées s'amusent à craqueler, fondre, se gondoler, se déformer et provoquent des dizaines de kilomètres d'embouteillage, je me demande qui est le génie de la communication qui a été me coller des affiches représentant une route déformée par le soleil...
J'aurais voulu joindre une image de cette campagne à l'article, mais le site Autoroutes et routes de Wallonie (qui est le sujet de cette campagne, je le rappelle) n'est pas à jour et ne propose que les campagnes d'affichage datant de 2004.
Il n'y a pas si longtemps, quand la pluie a exceptionnellement cessé de tomber, j'ai pris le temps de regarder ces magnifiques panneaux d'affichage placé le long de nos autoroutes.
Et là, j'ai vu une affiche, et j'ai presque hésité à en croire mes yeux tellement c'est grotesque...
L'affiche est une campagne de promotion pour le site Autoroutes et routes de Wallonie, et le logo représente le soleil, et juste en dessous une route en zigzag.
Alors bon, je veux bien être bon public et ne pas voir le mal partout, mais là, c'est de la provocation!
Quand on sait que dès que les températures dépassent les 27°c, nos chaussées s'amusent à craqueler, fondre, se gondoler, se déformer et provoquent des dizaines de kilomètres d'embouteillage, je me demande qui est le génie de la communication qui a été me coller des affiches représentant une route déformée par le soleil...
J'aurais voulu joindre une image de cette campagne à l'article, mais le site Autoroutes et routes de Wallonie (qui est le sujet de cette campagne, je le rappelle) n'est pas à jour et ne propose que les campagnes d'affichage datant de 2004.
samedi, juillet 09, 2005
Ouverture Facile... tu parles !
Ouverture Facile est un site d'énigmes. La seule règle du jeu : passer à l'étape suivante.
Les moyens pour y parvenir sont très variés mais toujours tordus et un calvaire pour les neurones.
Attention, l'essayer c'est y succomber!

Les moyens pour y parvenir sont très variés mais toujours tordus et un calvaire pour les neurones.
Attention, l'essayer c'est y succomber!

dimanche, juillet 03, 2005
Werchter 2005, jour 4
Réveil un peu brutal en ce dernier jour de festival. Le soleil frappe, la tente chauffe, et je me réveille tôt. Telle est la vie de festivalier. La météo idéale n'existe pas. Le soleil tant désiré est un ennemi dès qu'il apparaît. Il fera 30° à l'ombre aujourd'hui. Seul problème, il n'y a pas d'ombre.
Le démontage de tente est une vraie corvée, mais la libération lorsque les sacs sont dans le coffre de la voiture et le soulagement de profiter de quelques minutes à l'ombre d'un arbre dans le parking lorsque le soleil frappe fort à midi sont tels que ça restera un bon souvenir, finalement.
La quatrième journée d'un festival, on est dans le même état que le coma de la troisième journée, mais à un degré supérieur ce qui fait qu'on ne se rend même plus compte qu'on est crevé, qu'on a mal partout, et que la nourriture est plus que douteuse. La foule invincible est devenue un ensemble uniforme de zombies résignés à marcher dans le mélange d'urine, d'excrément, de vomi, de boue, de bière qui trône dans la zone des toilettes. L'odeur nauséabonde de bière séchée qui se dégage aux alentours de bars ne dérange plus personne. Tout est sale, l'herbe qui était verte 3 jours plus tôt a complètement disparu. Des millions de détritus jonchent le sol. Le décor est apocalyptique et le festivalier aime ça, c'est signe d'un festival réussi.
3 jours plus tôt, nous étions au milieu d'une foule composées de têtes inconnues. Et en ce dimanche, on a l'impression bizarre de tous les avoir déjà vus.
Les festivaliers d'un jour se repèrent facilement: ce sont les seuls qui ont assez d'énergie pour bouger. Ceux qui sont à Werchter depuis jeudi sont statiques, en position assise ou couchée, attendant fébrilement le moindre soupçon d'énergie.
Une fois la tente rangée dans la voiture, une mission périlleuse nous attendait: trouver de la crème solaire. Et oui, festivaliers expérimentés que nous sommes, nous avons oublié ce bouclier indispensable. Heureusement, le festival est doté d'un petit magasin, où nourriture, boissons et produits d'hygiène sont disponibles. Ce petit magasin est en fait un amas de bâches, la file y dure environ une demie heure, il y fait très très chaud. À noter qu'au milieu du frigo où sont disposés la charcuterie et les produits laitiers se trouve un thermomètre indiquant très fièrement 30°c.
En bons festivaliers résignés que nous sommes, nous avons patiemment attendu, bercés par le bip bip agaçant de la caisse enregistreuse, mais nous avions enfin le lait solaire tant convoité.
Arrivés sur le site du festival, nous nous sommes posés sur la terre torturée de la plaine, enduits de crème solaire et nous avons cuit en espérant voir un nuage se glisser devant notre nouvel ennemi: le soleil brûlant.
Le programme était alléchant. Cette après midi brûlante allait voir défiler entre autres Feeder, Arsenal, Keane, Soulwax, et Queens of the Stone Age.
Une fois cuits à point, arrivait déjà la clôture du festival, par les Foo Fighters et REM.
Ryan Adams ayant annulé, Arno avait la chance de clôturer le programme de la Marquee. Arno, encore un flamand. Énormément de groupes belges étaient programmés à Werchter cette année, mais tous étaient néerlandophones. C'est le second reproche que je pourrai faire à l'organisation. Un peu d'ouverture à la scène belge francophone, en pleine explosion aurait été la bienvenue. L'année passée, les toujours très bons Girls In Hawaii étaient au programme, et le Pukkelpop avait imité son grand frère Werchter en programmant lui aussi Girls In Hawaii et Ghinzu.
Le concert des Foo Fighters était plaisant et a eu le mérite de ressusciter le public. Arrivait le tout dernier groupe : REM.
J'attendais REM avec impatience, ils faisaient partie des groupes que je ne voulais absolument pas rater.
Dès les premières minutes, une évidence: la réalisation vidéo du concert de REM restera elle aussi dans ma mémoire. Absolument magnifique, images fortement contrastées, bicolores, jeux de caméras, effets spéciaux, tout ça en direct, chapeau!
Quelques beaux moments de communion avec le public ont émaillé ce début de concert. Une foule à bout de force qui chante Everybody Hurts, ça donne des frissons...
!!!OPGELET!!! --- WEERBERICHT --- ZWARE REGENS --- VOORZICHT --- NA MIDDENNACHT
Ce message défilant sur les écrans d'information signifiant qu'une grosse averse étant prévue, il signifiait aussi pour moi la fin prématurée du festival. Le parking étant encore boueux le matin, et n'ayant aucune envie de galérer des heures pour en sortir, j'ai décidé à regret de quitter REM, de quitter ma plaine dévastée, de quitter cette foule invincible, d'arrêter la machine à souvenirs, c'était la fin.
Que restera t'il de ce festival? Qu'est ce que la mémoire, si subjective, va retenir? Quels sont les souvenirs de galère qui se transformeront en bons souvenirs? Quels moments magiques resteront vraiment gravés dans la mémoire. Dans un an, que dirais-je de Werchter 2005?
J'avais déjà vu la plupart des têtes d'affiche : Chemical, Faithless, REM, et plus que les concerts, certains souvenirs resteront. Ce sont les galères, l'ambiance, l'état d'esprit, les rires et les délires, les sensations, les petits moments magiques d'échanges entre une idole et ses fans, entre un public et un groupe.
À deux heures du matin, j'étais sous la douche. La première depuis jeudi, j'ai ensuite eu beaucoup de mal à trouver le sommeil, malgré la fatigue. Trop de souvenirs se bousculaient dans ma tête. J'avais échappé à la tempête, tout s'était bien passé. Le retour à la vie normale a été rapide et brutal, extrait d'un monde à part, dans ma bulle, et ramené aux tracasseries quotidiennes par un écran de diodes rouges m'ordonnant de redevenir raisonnable.
Quelques trop petites heures plus tard, le réveil sonnait, il fallait se lever et aller travailler. J'étais étrangement frais, l'esprit vidé, presque reposé, comme à un retour de vacances.
J'étais en vacances, dans ma bulle à moi, nommée festival. Une bulle hors du monde, où un étranger devient un frère d'arme face à une pluie battante.
Cette bulle est indescriptible. Dans une vie antérieure, j'avais écris un article suite au festival de Dour, et je l'avais terminé par ces mots :
Les festivals, ceux qui n'y étaient pas ne peuvent pas comprendre, et ceux qui n'arrivent pas à l'expliquer.
Le démontage de tente est une vraie corvée, mais la libération lorsque les sacs sont dans le coffre de la voiture et le soulagement de profiter de quelques minutes à l'ombre d'un arbre dans le parking lorsque le soleil frappe fort à midi sont tels que ça restera un bon souvenir, finalement.
La quatrième journée d'un festival, on est dans le même état que le coma de la troisième journée, mais à un degré supérieur ce qui fait qu'on ne se rend même plus compte qu'on est crevé, qu'on a mal partout, et que la nourriture est plus que douteuse. La foule invincible est devenue un ensemble uniforme de zombies résignés à marcher dans le mélange d'urine, d'excrément, de vomi, de boue, de bière qui trône dans la zone des toilettes. L'odeur nauséabonde de bière séchée qui se dégage aux alentours de bars ne dérange plus personne. Tout est sale, l'herbe qui était verte 3 jours plus tôt a complètement disparu. Des millions de détritus jonchent le sol. Le décor est apocalyptique et le festivalier aime ça, c'est signe d'un festival réussi.
3 jours plus tôt, nous étions au milieu d'une foule composées de têtes inconnues. Et en ce dimanche, on a l'impression bizarre de tous les avoir déjà vus.
Les festivaliers d'un jour se repèrent facilement: ce sont les seuls qui ont assez d'énergie pour bouger. Ceux qui sont à Werchter depuis jeudi sont statiques, en position assise ou couchée, attendant fébrilement le moindre soupçon d'énergie.
Une fois la tente rangée dans la voiture, une mission périlleuse nous attendait: trouver de la crème solaire. Et oui, festivaliers expérimentés que nous sommes, nous avons oublié ce bouclier indispensable. Heureusement, le festival est doté d'un petit magasin, où nourriture, boissons et produits d'hygiène sont disponibles. Ce petit magasin est en fait un amas de bâches, la file y dure environ une demie heure, il y fait très très chaud. À noter qu'au milieu du frigo où sont disposés la charcuterie et les produits laitiers se trouve un thermomètre indiquant très fièrement 30°c.
En bons festivaliers résignés que nous sommes, nous avons patiemment attendu, bercés par le bip bip agaçant de la caisse enregistreuse, mais nous avions enfin le lait solaire tant convoité.
Arrivés sur le site du festival, nous nous sommes posés sur la terre torturée de la plaine, enduits de crème solaire et nous avons cuit en espérant voir un nuage se glisser devant notre nouvel ennemi: le soleil brûlant.
Le programme était alléchant. Cette après midi brûlante allait voir défiler entre autres Feeder, Arsenal, Keane, Soulwax, et Queens of the Stone Age.
Une fois cuits à point, arrivait déjà la clôture du festival, par les Foo Fighters et REM.
Ryan Adams ayant annulé, Arno avait la chance de clôturer le programme de la Marquee. Arno, encore un flamand. Énormément de groupes belges étaient programmés à Werchter cette année, mais tous étaient néerlandophones. C'est le second reproche que je pourrai faire à l'organisation. Un peu d'ouverture à la scène belge francophone, en pleine explosion aurait été la bienvenue. L'année passée, les toujours très bons Girls In Hawaii étaient au programme, et le Pukkelpop avait imité son grand frère Werchter en programmant lui aussi Girls In Hawaii et Ghinzu.
Le concert des Foo Fighters était plaisant et a eu le mérite de ressusciter le public. Arrivait le tout dernier groupe : REM.
J'attendais REM avec impatience, ils faisaient partie des groupes que je ne voulais absolument pas rater.
Dès les premières minutes, une évidence: la réalisation vidéo du concert de REM restera elle aussi dans ma mémoire. Absolument magnifique, images fortement contrastées, bicolores, jeux de caméras, effets spéciaux, tout ça en direct, chapeau!
Quelques beaux moments de communion avec le public ont émaillé ce début de concert. Une foule à bout de force qui chante Everybody Hurts, ça donne des frissons...
!!!OPGELET!!! --- WEERBERICHT --- ZWARE REGENS --- VOORZICHT --- NA MIDDENNACHT
Ce message défilant sur les écrans d'information signifiant qu'une grosse averse étant prévue, il signifiait aussi pour moi la fin prématurée du festival. Le parking étant encore boueux le matin, et n'ayant aucune envie de galérer des heures pour en sortir, j'ai décidé à regret de quitter REM, de quitter ma plaine dévastée, de quitter cette foule invincible, d'arrêter la machine à souvenirs, c'était la fin.
Que restera t'il de ce festival? Qu'est ce que la mémoire, si subjective, va retenir? Quels sont les souvenirs de galère qui se transformeront en bons souvenirs? Quels moments magiques resteront vraiment gravés dans la mémoire. Dans un an, que dirais-je de Werchter 2005?
J'avais déjà vu la plupart des têtes d'affiche : Chemical, Faithless, REM, et plus que les concerts, certains souvenirs resteront. Ce sont les galères, l'ambiance, l'état d'esprit, les rires et les délires, les sensations, les petits moments magiques d'échanges entre une idole et ses fans, entre un public et un groupe.
À deux heures du matin, j'étais sous la douche. La première depuis jeudi, j'ai ensuite eu beaucoup de mal à trouver le sommeil, malgré la fatigue. Trop de souvenirs se bousculaient dans ma tête. J'avais échappé à la tempête, tout s'était bien passé. Le retour à la vie normale a été rapide et brutal, extrait d'un monde à part, dans ma bulle, et ramené aux tracasseries quotidiennes par un écran de diodes rouges m'ordonnant de redevenir raisonnable.
Quelques trop petites heures plus tard, le réveil sonnait, il fallait se lever et aller travailler. J'étais étrangement frais, l'esprit vidé, presque reposé, comme à un retour de vacances.
J'étais en vacances, dans ma bulle à moi, nommée festival. Une bulle hors du monde, où un étranger devient un frère d'arme face à une pluie battante.
Cette bulle est indescriptible. Dans une vie antérieure, j'avais écris un article suite au festival de Dour, et je l'avais terminé par ces mots :
Les festivals, ceux qui n'y étaient pas ne peuvent pas comprendre, et ceux qui n'arrivent pas à l'expliquer.
samedi, juillet 02, 2005
Werchter 2005, jour 3
Le troisième jour d'un festival est traditionnellement le plus dur, pour moi.
Le premier est fatiguant à cause de la semaine de travail, de la route, de l'installation. Le deuxième est la conséquence directe du premier, mais est supportable. Le troisième jour est celui où la fatigue accumulée devient importante, où les séquelles de deux nuits inconfortables se font sentir, où l'alcool absorbé au cours des deux jours précédents fait payer l'addition.
Le 3è jour de Werchter est traditionnellement consacré au métal. Des hordes de barbares tatoués habillés de cuir noir envahissent la plaine pour la journée. C'est aussi le jour que les amis choisissent pour venir passer une journée à Werchter, et ils veulent tout voir alors que ma seule envie est de m'étaler dans l'herbe et rêvasser comme je sais si bien le faire.
Le troisième jour sera coma ou ne sera pas!
L'après-midi a été rythmée par Pennywise,dont je ne garderai pas un souvenir impérissable, et Daan, qui me fait à chaque fois penser à Freddy Mercury sur fond de techno allemande bon marché. C'est dommage parce que j'adore sa musique (Housewife en intro, je trouve ça divin), jusqu'au moment où il chante. Daan, s'il te plaît, tais toi!
S'en suivit le traditionnel coma du 3è jour. Ce coma est fait de sommeil léger et des bruits environnants. La musique y prend une grande place, elle est totalement présente ainsi que tous les bruits environnants. C'est un autre moment fort des festivals pour moi. J'aime cet état de relaxation mêlé d'épuisement que je ne retrouve qu'en festival. Certains prennent un trip grâce à la drogue, moi je prends un trip sans drogue.
Comment parler de Werchter sans parler des flamands? C'est le seul reproche que j'aurais à faire à l'organisation de cet événement. Rock Werchter se veut "festival international". Son public, en grande majorité flamand ou hollandais est aussi francophone, anglophone, germanophone,... Pourtant, tous les messages sont diffusés en flamand, même les messages importants comme un changement de programme ou un avis de tempête. Toutes les introductions de groupes sont en flamand. Le livret distribué à l'entrée et présentant le programme est en flamand. Bien sur le festival est en terre flamande, mais il faudrait que l'ambition de festival international se retrouve aussi sur le terrain, par un accueil et une information en flamand et en anglais, par exemple.
La soirée de samedi a débuté avec Interpol. Dans la pyramide Marquee, avec un autre bon moment du festival : la pyramide qui jumpe. Le plancher de la pyramide est légèrement souple, ce qui provoque une impression de puissance dégagée à chaque séance de jump, et elles y sont nombreuses!
Dommage toutefois qu'Interpol aie terminé son concert sept minutes avant l'heure prévue, ce qui n'a pas manqué de faire huer la foule, habituée à la ponctualité légendaire de ce festival. Une nette impression de trop peu restera après ce très bon concert.
(À propos, si tu es hollandais, que tu fais 2 mètres 10, que tu as un sac ENORME, que ta copine fait deux mètres et que ton pote fait 2 mètres 5, sois gentil, ne te place pas devant moi la prochaine fois, merci)
Le clou (mot choisi) de la soirée : Les artificiers allemands de Rammstein. D'après la presse, un camion rempli de kérosène était placé derrière la scène afin d'alimenter les nombreux lance-flammes présents sur scène. Honnêtement : musique très moyenne, et un show qui respire le déjà vu.
Je tiens cependant à féliciter Rammstein pour le soutien apporté à la corporation des artificiers allemands, qui s'étaient déjà distingués pour leur savoir faire il y a 65 ans.
Le premier est fatiguant à cause de la semaine de travail, de la route, de l'installation. Le deuxième est la conséquence directe du premier, mais est supportable. Le troisième jour est celui où la fatigue accumulée devient importante, où les séquelles de deux nuits inconfortables se font sentir, où l'alcool absorbé au cours des deux jours précédents fait payer l'addition.
Le 3è jour de Werchter est traditionnellement consacré au métal. Des hordes de barbares tatoués habillés de cuir noir envahissent la plaine pour la journée. C'est aussi le jour que les amis choisissent pour venir passer une journée à Werchter, et ils veulent tout voir alors que ma seule envie est de m'étaler dans l'herbe et rêvasser comme je sais si bien le faire.
Le troisième jour sera coma ou ne sera pas!
L'après-midi a été rythmée par Pennywise,dont je ne garderai pas un souvenir impérissable, et Daan, qui me fait à chaque fois penser à Freddy Mercury sur fond de techno allemande bon marché. C'est dommage parce que j'adore sa musique (Housewife en intro, je trouve ça divin), jusqu'au moment où il chante. Daan, s'il te plaît, tais toi!
S'en suivit le traditionnel coma du 3è jour. Ce coma est fait de sommeil léger et des bruits environnants. La musique y prend une grande place, elle est totalement présente ainsi que tous les bruits environnants. C'est un autre moment fort des festivals pour moi. J'aime cet état de relaxation mêlé d'épuisement que je ne retrouve qu'en festival. Certains prennent un trip grâce à la drogue, moi je prends un trip sans drogue.
Comment parler de Werchter sans parler des flamands? C'est le seul reproche que j'aurais à faire à l'organisation de cet événement. Rock Werchter se veut "festival international". Son public, en grande majorité flamand ou hollandais est aussi francophone, anglophone, germanophone,... Pourtant, tous les messages sont diffusés en flamand, même les messages importants comme un changement de programme ou un avis de tempête. Toutes les introductions de groupes sont en flamand. Le livret distribué à l'entrée et présentant le programme est en flamand. Bien sur le festival est en terre flamande, mais il faudrait que l'ambition de festival international se retrouve aussi sur le terrain, par un accueil et une information en flamand et en anglais, par exemple.
La soirée de samedi a débuté avec Interpol. Dans la pyramide Marquee, avec un autre bon moment du festival : la pyramide qui jumpe. Le plancher de la pyramide est légèrement souple, ce qui provoque une impression de puissance dégagée à chaque séance de jump, et elles y sont nombreuses!
Dommage toutefois qu'Interpol aie terminé son concert sept minutes avant l'heure prévue, ce qui n'a pas manqué de faire huer la foule, habituée à la ponctualité légendaire de ce festival. Une nette impression de trop peu restera après ce très bon concert.
(À propos, si tu es hollandais, que tu fais 2 mètres 10, que tu as un sac ENORME, que ta copine fait deux mètres et que ton pote fait 2 mètres 5, sois gentil, ne te place pas devant moi la prochaine fois, merci)
Le clou (mot choisi) de la soirée : Les artificiers allemands de Rammstein. D'après la presse, un camion rempli de kérosène était placé derrière la scène afin d'alimenter les nombreux lance-flammes présents sur scène. Honnêtement : musique très moyenne, et un show qui respire le déjà vu.
Je tiens cependant à féliciter Rammstein pour le soutien apporté à la corporation des artificiers allemands, qui s'étaient déjà distingués pour leur savoir faire il y a 65 ans.
vendredi, juillet 01, 2005
Werchter 2005, jour 2
Le réveil est sans doute le moment le plus pénible de la journée. En particulier pour le festivalier, et spécialement pour nous. Il y a 8 heures, nous étions des héros invincibles triomphants des forces de la nature afin de porter haut les couleurs de la fête. Nous sommes en ce matin du vendredi 1 juillet de pauvres migraineux criant famine, l'humidité est partout présente. Les vêtements totalement détrempés jetés dans la tente lors de notre retour victorieux ont contaminé tout ce qui était encore sec.
Il est des matins douloureux, où l'envie d'uriner, le besoin d'une aspirine, la recherche de vêtements secs sont autant de bonnes raisons de décourager le plus valeureux festivalier.
En ce matin du premier juillet 2005 est né un autre "souvenir de festival". L'instant fatidique où j'ai du mettre mes pieds dans des chaussures desquelles venait de s'échapper 1 centimètre d'eau. Savoir que mes pieds allaient essayer de vivre dans ces chaussures pendant les 3 jours à venir.
Et bien le plus difficile, c'est de mettre le pied dans la chaussure. Ensuite, on s'y fait!
Vers midi, ce vendredi, nous nous dirigeons vers le site du festival. Les quelques minutes de marche qui nous en séparent nous permettent d'admirer les dégâts causés par la tempête la veille. Les héros sont fatigués, usés. Leur campement bien endommagé. Les tentes situées le long des chemins sont couvertes de boues, et certaines détruites. Les mines sont peu souriantes, tout est humide, la boue est partout. Au début, on l'évite, ensuite on s'y résout.
S'en suivi un repos mérité, sur le site du festival. Des artistes essayent tant bien que mal de nous divertir, ils serviront de fond sonore l'espace de quelques heures. Nous nous ravitaillons, reposons, essayons de sécher quelque peu. Nous échangeons nos impressions sur cette soirée mémorable.
Le premier concert qui arrive à obtenir de ma part le consentement de la position debout est le show de Within Temptation.
Within Temptation est un groupe qui produit une sorte de soupe métallo-esothérico-gotho-pouffique au mauvais goût hollandais sur fond de décor sans doute dérobé à un parc d'attraction en faillite. Leur mélodie et leur show pyrotechnique sont étudiés afin de capter l'attention de festivaliers en phase de digestion, et ça fonctionne. Ce show émerveille les puceaux de festivals qui ont survécu à l'épisode précédent et agace ceux qui ont déjà vu cette performance plusieurs fois, étant donné que Within Temptations est présent sur énormément de festivals (ou alors, ils me suivent)
Le reste de l'après midi et le début de soirée ont étés rythmés par des groupes de remplissage. J'appelle groupe de remplissage des groupes au passé et à l'avenir incertains qui ne sont connus que par ceux qui les connaissent, qui hantent les festivals afin de tenir éveillé le spectateur et faire monter la tension pour la tête d'affiche.
J'écoute en général deux chansons de ces groupes, suite à quoi je me rassied et repars dans mes pensées, accompagné d'un fond sonore parfois musical, ce qui ne m'empêche nullement de profiter de l'instant.
Beaucoup seraient heurtés de voir ainsi qualifiés des groupes comme Garbage, Vervet Revolver, The Kills, etc..., mais c'est ma vision des choses, ma façon de vivre un festival. Ce sont des groupes que j'ai déjà vu plusieurs fois, le plaisir de la découverte n'y est plus. Pour certains, j'apprécie leur musique, mais je ne la vis pas intensément. J'aime ces après midi faites de groupes de remplissage, c'est pour ça que je vais en festival.
Vient ensuite le tour de Greenday. J'écoutais ça dans mon adolescence, c'est à dire il y a 10 ans. C'est un sentiment étrange de voir arriver un groupe pour lequel on a économisé l'argent nécessaire à l'achat d'un CD à ses 15 ans, et qui a connu quelques années de galères. Un groupe qu'on avoue avoir aimé et qu'on avoue aussi avoir un peu oublié. Que sont-ils devenus? Et surtout pourquoi l'organisation du festival leur a t'elle octroyé la tranche la plus grande du programme des 4 jours : 2 heures de concert?
Et bien Greenday nous a donné la réponse. Un show plus qu'agréable, parsemés de très bon moments, où les tubes oubliés s'enchaînent, où les souvenirs de mes 15 ans refont surface, avec quelques bonnes surprises, merci Greenday!
Faithless est en tête d'affiche, ce soir. Déjà présent en 2001 pour un show qui est devenu une légende à Werchter, toute la plaine, soit environ 60.000 personnes, bondissants simultanément sur leur tubes. J'ai attendu avec impatience de voir Faithless il y a un an, au Pukkelpop 2004 et ils m'y avaient fortement déçu. De quoi cette soirée sera faite?
Et bien j'ai adoré. Ils ont prix leur revenche sur leur concert de Kiewit, je les pardonne. Un très bon show, que je place dans la même catégorie que le spectacle des Chemical la veille, qui a aussi fait naître en moi un peu de folie. J'espère que le spectateur qui a reçu un verre de bière sur la tête me pardonnera un jour, mais j'avais envie de voir mon verre voler au dessus de la tête de quelques milliers de personnes, de voir ces quelques gouttes de bière jouer avec la lumière diffusée par les spots, et surtout je n'avais pas envie que cette pintje m'encombre pendant un des moments magiques de ce festival : le jump d'Insomnia.
Maxi Jazz est captivant, le blanc de ses yeux hypnotise une foule de 60.000 personnes, sa voix provoque des frissons, pendant une heure et trente minutes, ce mec a été un dieu.
Il est des matins douloureux, où l'envie d'uriner, le besoin d'une aspirine, la recherche de vêtements secs sont autant de bonnes raisons de décourager le plus valeureux festivalier.
En ce matin du premier juillet 2005 est né un autre "souvenir de festival". L'instant fatidique où j'ai du mettre mes pieds dans des chaussures desquelles venait de s'échapper 1 centimètre d'eau. Savoir que mes pieds allaient essayer de vivre dans ces chaussures pendant les 3 jours à venir.
Et bien le plus difficile, c'est de mettre le pied dans la chaussure. Ensuite, on s'y fait!
Vers midi, ce vendredi, nous nous dirigeons vers le site du festival. Les quelques minutes de marche qui nous en séparent nous permettent d'admirer les dégâts causés par la tempête la veille. Les héros sont fatigués, usés. Leur campement bien endommagé. Les tentes situées le long des chemins sont couvertes de boues, et certaines détruites. Les mines sont peu souriantes, tout est humide, la boue est partout. Au début, on l'évite, ensuite on s'y résout.
S'en suivi un repos mérité, sur le site du festival. Des artistes essayent tant bien que mal de nous divertir, ils serviront de fond sonore l'espace de quelques heures. Nous nous ravitaillons, reposons, essayons de sécher quelque peu. Nous échangeons nos impressions sur cette soirée mémorable.
Le premier concert qui arrive à obtenir de ma part le consentement de la position debout est le show de Within Temptation.
Within Temptation est un groupe qui produit une sorte de soupe métallo-esothérico-gotho-pouffique au mauvais goût hollandais sur fond de décor sans doute dérobé à un parc d'attraction en faillite. Leur mélodie et leur show pyrotechnique sont étudiés afin de capter l'attention de festivaliers en phase de digestion, et ça fonctionne. Ce show émerveille les puceaux de festivals qui ont survécu à l'épisode précédent et agace ceux qui ont déjà vu cette performance plusieurs fois, étant donné que Within Temptations est présent sur énormément de festivals (ou alors, ils me suivent)
Le reste de l'après midi et le début de soirée ont étés rythmés par des groupes de remplissage. J'appelle groupe de remplissage des groupes au passé et à l'avenir incertains qui ne sont connus que par ceux qui les connaissent, qui hantent les festivals afin de tenir éveillé le spectateur et faire monter la tension pour la tête d'affiche.
J'écoute en général deux chansons de ces groupes, suite à quoi je me rassied et repars dans mes pensées, accompagné d'un fond sonore parfois musical, ce qui ne m'empêche nullement de profiter de l'instant.
Beaucoup seraient heurtés de voir ainsi qualifiés des groupes comme Garbage, Vervet Revolver, The Kills, etc..., mais c'est ma vision des choses, ma façon de vivre un festival. Ce sont des groupes que j'ai déjà vu plusieurs fois, le plaisir de la découverte n'y est plus. Pour certains, j'apprécie leur musique, mais je ne la vis pas intensément. J'aime ces après midi faites de groupes de remplissage, c'est pour ça que je vais en festival.
Vient ensuite le tour de Greenday. J'écoutais ça dans mon adolescence, c'est à dire il y a 10 ans. C'est un sentiment étrange de voir arriver un groupe pour lequel on a économisé l'argent nécessaire à l'achat d'un CD à ses 15 ans, et qui a connu quelques années de galères. Un groupe qu'on avoue avoir aimé et qu'on avoue aussi avoir un peu oublié. Que sont-ils devenus? Et surtout pourquoi l'organisation du festival leur a t'elle octroyé la tranche la plus grande du programme des 4 jours : 2 heures de concert?
Et bien Greenday nous a donné la réponse. Un show plus qu'agréable, parsemés de très bon moments, où les tubes oubliés s'enchaînent, où les souvenirs de mes 15 ans refont surface, avec quelques bonnes surprises, merci Greenday!
Faithless est en tête d'affiche, ce soir. Déjà présent en 2001 pour un show qui est devenu une légende à Werchter, toute la plaine, soit environ 60.000 personnes, bondissants simultanément sur leur tubes. J'ai attendu avec impatience de voir Faithless il y a un an, au Pukkelpop 2004 et ils m'y avaient fortement déçu. De quoi cette soirée sera faite?
Et bien j'ai adoré. Ils ont prix leur revenche sur leur concert de Kiewit, je les pardonne. Un très bon show, que je place dans la même catégorie que le spectacle des Chemical la veille, qui a aussi fait naître en moi un peu de folie. J'espère que le spectateur qui a reçu un verre de bière sur la tête me pardonnera un jour, mais j'avais envie de voir mon verre voler au dessus de la tête de quelques milliers de personnes, de voir ces quelques gouttes de bière jouer avec la lumière diffusée par les spots, et surtout je n'avais pas envie que cette pintje m'encombre pendant un des moments magiques de ce festival : le jump d'Insomnia.
Maxi Jazz est captivant, le blanc de ses yeux hypnotise une foule de 60.000 personnes, sa voix provoque des frissons, pendant une heure et trente minutes, ce mec a été un dieu.
jeudi, juin 30, 2005
Werchter 2005, jour 1
Le 19 mars, je commandais ma place pour Werchter sans rien connaître de l'affiche. Tenter de décrire ces 4 jours est une tâche ardue, mais je m'y sacrifie.
Départ le jeudi, premier jour du festival (je ne suis pas un hollandais qui campe à Werchter 3 jours avant le festival), j'ai commencé à préparer mes affaires une heure avant de partir, avec la certitude d'avoir oublié la moitié de ce que je devais prendre.
Petit détour par Mons afin d'attraper un colocataire de tente et deux ratteurs de train. La voiture est chargée, l'expédition peut commencer.
Quelqu'un a l'itinéraire? Non. Ok, c'est festival ici... On se débrouillera sans itinéraire.
Après avoir déposé les deux ratteurs de train près d'un camping situé au bout du monde, et après avoir un peu galéré afin de trouver notre camping préféré, la voiture est enfin dans le parking, une nouvelle étape est franchie.
Il pleut... Tout décharger, tout transporter jusqu'au camping sous la pluie. Se dire que cette satanée pluie va durer 4 jours. K-Way toujours à portée de la main et vite enfilé, nous parcourons les 10 minutes de marche qui nous séparait de l'endroit du camping A1 qui nous convenait.
Les sacs sont à terre, nous sommes dans le camping, à l'endroit des 4 prochaines journées de survie. Cette réussite (se trouver dans le camping A1 est une réussite, celui ci étant le plus proche du site du festival) mérite bien une petite bière (d'un demi litre, la petite bière). Nous sommes jeudi, il est environ 16h, et il pleut.
Le montage de tente est un art, surtout sur la pluie, quand on sait que cette pluie va nous suivre. Le montage de la tente doit être optimal afin de la garder tendue, en deux couches séparées qui ne doivent pas se toucher. Une petite épreuve qui dure environ une heure.
Une fois cette tâche accomplie, celui qui est maintenant un festivalier s'assied, regarde son oeuvre, et ouvre une petite bière. La pluie s'est arrêtée, un rayon de soleil tente de faire son apparition. Les premiers décibels s'échappent de la plaine de werchter. L'air sent bon le barbecue, des bruits de hollandais (espèce bizarre endémique en festival) parcourent notre pré renommé camping l'espace d'un week-end.
Nous marchons vers le site, un peu excités, curieux devant les autres tentes, dont certaines sont assez ... impressionnantes. Déjà l'impression de foule est présente.
Nous rencontrons des connaissances, nous engouffrons dans la file (marrée humaine?) amassée devant les portes de notre évasion annuelle. Au bout de cette file, l'entrée de Werchter, et un véritable trophée : le bracelet Werchter 4 jours. De quelle couleur sera le bracelet cette année?
La fin de la file est atteinte. Le bracelet trône à mon poignet. À peine ais-je le temps de le trouver moche que j'y suis! C'est un sentiment de bonheur, des frissons, ça y est, le festival commence!
La toute première chose à faire (mis à part s'enfiler la première pintje du festival) est de regarder autour de soi pour trouver tout ce qui a changé. Quel stand bouffe a bougé, tiens, les toilettes ont bougé aussi. Cette immense plaine sera le lieu de notre séjour, autant la connaître!
Trouver les ratteurs de train, leur demander comment s'est déroulé le montage de leur tente, si leur camping n'est pas trop loin, encore boire quelques pintjes, s'amuser en voyant les gens dont c'est le premier festival.
Quelle chance ils ont, ces puceaux du festival. La découverte d'un pareil lieu est un vrai plaisir. C'est immense, les gens y sont différents, tout est exagérément grand. Le son, la scène, la vidéo sur écrans géants, cette foule qui entre sans arrêt et cette plaine qui semble les absorber sans jamais atteindre l'overdose. Ils ont de la chance d'être émerveillé par ces centaines de stands, ces milliers de bénévoles, ce gigantisme et cette foule, nommée festivaliers.
Assis dans l'herbe encore verte et un peu humide, je remarque quelques personnes contemplant l'amas de bracelets de mon poignet. Suis-je une bête curieuse? Oui, un fan de festival, ça ressemble à ça: un gars assis dans l'herbe, le regard ailleurs, affichant un sourire bête pendant que New Order tente de le sortir de son "ailleurs".
Ozark Henry a réussi à capter mon attention, même s'il est vrai que je l'attendais. Rares sont ses fans dans la partie francophone du pays, mais je dois avouer que ce qu'il fait me plaît, c'était une bonne entrée en matière. Le premier concert made in vlaanderen terminé, il était temps de passer à l'autre scène, nommée marquee, "petit" chapiteau, sombre, à l'ambiance survoltée, et doté à l'extérieur d'un écran géant. Admirer le concert de Krafwerk sur cet écran me permettra de sombrer un peu plus dans l'esprit festival. Nous quittons la marquee pour passer à la main stage où se produit Snoop Dogg. Pas du tout le type de musique que j'aime, mais la curiosité et l'envie de bouger l'emportent. C'est la deuxième fois qu'un groupe de hip-hop arrive à m'étonner à Werchter, le concert m'a été agréable. Snoop Dogg avait sa place sur l'affiche de ce Rock Werchter 2005.
Il est minuit. La clôture de cette première journée sera assurée par les Chemical Brothers. Le délire sera bon, il est temps de se ruer sur le bar afin d'absorber la quantité de pintje optimale en ayant l'objectif de passer 1h30 de véritable folie (l'ivresse a un coté scientifique, parfois).
Et la folie, nous l'avons eue! Dès les premières notes Werchter a dansé, Werchter s'est amusé, et les Chemical aussi. Nous étions là, eux, nous, réunis dans un moment magique nourris aux décibels, aux watts de lumières et de laser, et un peu de Stella Artois. La folie était présente ce jeudi à Werchter, et nous étions invincibles. Une petite pluie a tenté de nous calmer, mais elle nous a rendu plus forts. Une averse a voulu nous faire regagner nos pénates mais elle n'a pas eu raison de nous. Un déluge d'eau, une véritable tempête a alors tenté de stopper la fête mais les Chemical et son public étaient là, plus en folie que jamais. L'image de ces Chemical, de ce laser survolant la foule et de ces grosses gouttes de pluie improvisant un son et lumière dans le faisceau du laser me restera gravée dans la mémoire. C'est un des moments forts de mon Werchter 2005.
Nous savions tous que cette tempête ouvrait la voie à 4 jours de galère. La tente est-elle inondée? Et mes vêtements, la voiture, la pelouse sur laquelle j'aurai envie de m'allonger demain? Ces questions ont traversé l'esprit de toute la foule, et la foule les a rejetées, préférant profiter du moment présent.
Il est plus de deux heures du matin lorsque nous regagnons notre tente après avoir traversé un camping où la boue était omniprésente. Nous sommes ivres. Ivres d'alcool, de décibels, de sensations fortes. C'est un moment magique, nous sommes invincibles, les éléments sont contre nous et nous les narguons, nous survivrons, nous nous amuserons et chaque jour, comme ce soir, se terminera sur un sourire et le sentiment d'avoir vécu un moment magique.
Cette ivresse et le doux bruit de la pluie sur la tente auront raison de nous. Nous sombrons presque immédiatement dans un sommeil profond.
Départ le jeudi, premier jour du festival (je ne suis pas un hollandais qui campe à Werchter 3 jours avant le festival), j'ai commencé à préparer mes affaires une heure avant de partir, avec la certitude d'avoir oublié la moitié de ce que je devais prendre.
Petit détour par Mons afin d'attraper un colocataire de tente et deux ratteurs de train. La voiture est chargée, l'expédition peut commencer.
Quelqu'un a l'itinéraire? Non. Ok, c'est festival ici... On se débrouillera sans itinéraire.
Après avoir déposé les deux ratteurs de train près d'un camping situé au bout du monde, et après avoir un peu galéré afin de trouver notre camping préféré, la voiture est enfin dans le parking, une nouvelle étape est franchie.
Il pleut... Tout décharger, tout transporter jusqu'au camping sous la pluie. Se dire que cette satanée pluie va durer 4 jours. K-Way toujours à portée de la main et vite enfilé, nous parcourons les 10 minutes de marche qui nous séparait de l'endroit du camping A1 qui nous convenait.
Les sacs sont à terre, nous sommes dans le camping, à l'endroit des 4 prochaines journées de survie. Cette réussite (se trouver dans le camping A1 est une réussite, celui ci étant le plus proche du site du festival) mérite bien une petite bière (d'un demi litre, la petite bière). Nous sommes jeudi, il est environ 16h, et il pleut.
Le montage de tente est un art, surtout sur la pluie, quand on sait que cette pluie va nous suivre. Le montage de la tente doit être optimal afin de la garder tendue, en deux couches séparées qui ne doivent pas se toucher. Une petite épreuve qui dure environ une heure.
Une fois cette tâche accomplie, celui qui est maintenant un festivalier s'assied, regarde son oeuvre, et ouvre une petite bière. La pluie s'est arrêtée, un rayon de soleil tente de faire son apparition. Les premiers décibels s'échappent de la plaine de werchter. L'air sent bon le barbecue, des bruits de hollandais (espèce bizarre endémique en festival) parcourent notre pré renommé camping l'espace d'un week-end.
Nous marchons vers le site, un peu excités, curieux devant les autres tentes, dont certaines sont assez ... impressionnantes. Déjà l'impression de foule est présente.
Nous rencontrons des connaissances, nous engouffrons dans la file (marrée humaine?) amassée devant les portes de notre évasion annuelle. Au bout de cette file, l'entrée de Werchter, et un véritable trophée : le bracelet Werchter 4 jours. De quelle couleur sera le bracelet cette année?
La fin de la file est atteinte. Le bracelet trône à mon poignet. À peine ais-je le temps de le trouver moche que j'y suis! C'est un sentiment de bonheur, des frissons, ça y est, le festival commence!
La toute première chose à faire (mis à part s'enfiler la première pintje du festival) est de regarder autour de soi pour trouver tout ce qui a changé. Quel stand bouffe a bougé, tiens, les toilettes ont bougé aussi. Cette immense plaine sera le lieu de notre séjour, autant la connaître!
Trouver les ratteurs de train, leur demander comment s'est déroulé le montage de leur tente, si leur camping n'est pas trop loin, encore boire quelques pintjes, s'amuser en voyant les gens dont c'est le premier festival.
Quelle chance ils ont, ces puceaux du festival. La découverte d'un pareil lieu est un vrai plaisir. C'est immense, les gens y sont différents, tout est exagérément grand. Le son, la scène, la vidéo sur écrans géants, cette foule qui entre sans arrêt et cette plaine qui semble les absorber sans jamais atteindre l'overdose. Ils ont de la chance d'être émerveillé par ces centaines de stands, ces milliers de bénévoles, ce gigantisme et cette foule, nommée festivaliers.
Assis dans l'herbe encore verte et un peu humide, je remarque quelques personnes contemplant l'amas de bracelets de mon poignet. Suis-je une bête curieuse? Oui, un fan de festival, ça ressemble à ça: un gars assis dans l'herbe, le regard ailleurs, affichant un sourire bête pendant que New Order tente de le sortir de son "ailleurs".
Ozark Henry a réussi à capter mon attention, même s'il est vrai que je l'attendais. Rares sont ses fans dans la partie francophone du pays, mais je dois avouer que ce qu'il fait me plaît, c'était une bonne entrée en matière. Le premier concert made in vlaanderen terminé, il était temps de passer à l'autre scène, nommée marquee, "petit" chapiteau, sombre, à l'ambiance survoltée, et doté à l'extérieur d'un écran géant. Admirer le concert de Krafwerk sur cet écran me permettra de sombrer un peu plus dans l'esprit festival. Nous quittons la marquee pour passer à la main stage où se produit Snoop Dogg. Pas du tout le type de musique que j'aime, mais la curiosité et l'envie de bouger l'emportent. C'est la deuxième fois qu'un groupe de hip-hop arrive à m'étonner à Werchter, le concert m'a été agréable. Snoop Dogg avait sa place sur l'affiche de ce Rock Werchter 2005.
Il est minuit. La clôture de cette première journée sera assurée par les Chemical Brothers. Le délire sera bon, il est temps de se ruer sur le bar afin d'absorber la quantité de pintje optimale en ayant l'objectif de passer 1h30 de véritable folie (l'ivresse a un coté scientifique, parfois).
Et la folie, nous l'avons eue! Dès les premières notes Werchter a dansé, Werchter s'est amusé, et les Chemical aussi. Nous étions là, eux, nous, réunis dans un moment magique nourris aux décibels, aux watts de lumières et de laser, et un peu de Stella Artois. La folie était présente ce jeudi à Werchter, et nous étions invincibles. Une petite pluie a tenté de nous calmer, mais elle nous a rendu plus forts. Une averse a voulu nous faire regagner nos pénates mais elle n'a pas eu raison de nous. Un déluge d'eau, une véritable tempête a alors tenté de stopper la fête mais les Chemical et son public étaient là, plus en folie que jamais. L'image de ces Chemical, de ce laser survolant la foule et de ces grosses gouttes de pluie improvisant un son et lumière dans le faisceau du laser me restera gravée dans la mémoire. C'est un des moments forts de mon Werchter 2005.
Nous savions tous que cette tempête ouvrait la voie à 4 jours de galère. La tente est-elle inondée? Et mes vêtements, la voiture, la pelouse sur laquelle j'aurai envie de m'allonger demain? Ces questions ont traversé l'esprit de toute la foule, et la foule les a rejetées, préférant profiter du moment présent.
Il est plus de deux heures du matin lorsque nous regagnons notre tente après avoir traversé un camping où la boue était omniprésente. Nous sommes ivres. Ivres d'alcool, de décibels, de sensations fortes. C'est un moment magique, nous sommes invincibles, les éléments sont contre nous et nous les narguons, nous survivrons, nous nous amuserons et chaque jour, comme ce soir, se terminera sur un sourire et le sentiment d'avoir vécu un moment magique.
Cette ivresse et le doux bruit de la pluie sur la tente auront raison de nous. Nous sombrons presque immédiatement dans un sommeil profond.
lundi, juin 27, 2005
IPP, le retour
Dans la grande collection "webby remplit sa déclaration", voici l'épisode II.
Bon, d'entrée de jeu, je tiens à préciser que je ne suis pas obsédé par ma déclaration de revenus.
Je fais juste partie de la partie de la population qui désire juste payer ses impôts, pas ceux du voisin en plus.
Toujours est-il que confronté à la déclaration des frais rééls, et quelque peu perdu (le premier qui me dit que c'est simple, je lui donne les détails et il devra me sortir la solution en 15 secondes, vu qu'il trouve ça simple), j'agrippais une branche nommée "ministère des finances".
En effet, ce cher ministère (oui, j'ai ce jeu de mots) met à la disposition du public un service d'aide.
J'ai donc envoyé un gentil mail expliquant tous les détails de mon petit problème, en essayant d'être le plus complet, explicite, et poli possible.
Deux jours ouvrables plus tard, j'ai reçu la réponse, par mail, extrêmement complète, bien expliquée, détaillée, avec en cadeau bonux quelques conseils afin de payer moins, ainsi que les points de ma situation pouvant alerter l'administration et engendrer un contrôle, et donc des conseils de justificatifs à joindre à la déclaration.
L'administration fait son boulot! et aujourd'hui, concernant ma requête, elle l'a bien fait. Certains pourraient trouver ça tout à fait naturel. Mais étant donné que je ne me serais pas privé de pondre un article si le boulot avait été mal fait, je pond un article pour dire que le boulot a été bien fait.
Ce service d'aide m'a économisé une demi-journée de congé, ou un comptable, ou les deux.
Merci le ministère des finances !
les coordonnées du service d'aide : info.ccipp@minfin.fed.be ou 02 / 336.69.99
Bon, d'entrée de jeu, je tiens à préciser que je ne suis pas obsédé par ma déclaration de revenus.
Je fais juste partie de la partie de la population qui désire juste payer ses impôts, pas ceux du voisin en plus.
Toujours est-il que confronté à la déclaration des frais rééls, et quelque peu perdu (le premier qui me dit que c'est simple, je lui donne les détails et il devra me sortir la solution en 15 secondes, vu qu'il trouve ça simple), j'agrippais une branche nommée "ministère des finances".
En effet, ce cher ministère (oui, j'ai ce jeu de mots) met à la disposition du public un service d'aide.
J'ai donc envoyé un gentil mail expliquant tous les détails de mon petit problème, en essayant d'être le plus complet, explicite, et poli possible.
Deux jours ouvrables plus tard, j'ai reçu la réponse, par mail, extrêmement complète, bien expliquée, détaillée, avec en cadeau bonux quelques conseils afin de payer moins, ainsi que les points de ma situation pouvant alerter l'administration et engendrer un contrôle, et donc des conseils de justificatifs à joindre à la déclaration.
L'administration fait son boulot! et aujourd'hui, concernant ma requête, elle l'a bien fait. Certains pourraient trouver ça tout à fait naturel. Mais étant donné que je ne me serais pas privé de pondre un article si le boulot avait été mal fait, je pond un article pour dire que le boulot a été bien fait.
Ce service d'aide m'a économisé une demi-journée de congé, ou un comptable, ou les deux.
Merci le ministère des finances !
les coordonnées du service d'aide : info.ccipp@minfin.fed.be ou 02 / 336.69.99
jeudi, juin 16, 2005
IPP, 281.10 et autres réjouissances.
Avec les beaux jours arrive le 281.10, suivi de près par la sacro-sainte déclaration d'impôts.
Cette chère déclaration ...
Armé d'un bic dérobé au boulot (et oui, c'est moi le coupable voleur de bic) et d'un brouillon généreusement offert par notre ministère des finances fédéral, je m'atèle à mon devoir de citoyen.
Première remarque, avant de commencer, pourquoi le brouillon et la version à rendre sont-ils différents ? Le principe du brouillon, ce n'est pas de pouvoir s'exercer une fois avant de remplir la "vraie" déclaration ?
Je passe sur les détails de la déclaration de revenu, du calcul périlleux des frais rééls, des simulations afin d'optimiser la déclaration, de la signature et du pliage ...
Une fois la déclaration remplie, plusieurs sentiments s'offrent à moi.
Le soulagement : ouf ! c'est fait !
Un second soulagement : ouf ! j'ai réussi à me débrouiller pour "retoucher", autrement dit, l'état me versera quelques euros d'ici un an.
Et puis vient un moment de fierté. Après avoir honteusement abusé des impôts (6 années d'études supérieures dont ... 3 réussies), je fais partie du club des gens "profitables".
Moi, petit être anciennement paresseux, je fais tourner la machine.
J'aide les gens, je sers la communauté en payant mes impôts.
J'imagine tout le bien que peuvent faire ces quelques miliers d'euros offerts à la communauté. Les écoles, la recherche, les hopitaux, les arts,...
J'ai ce sentiment agréable : je me sens utile. Et je suis conscient d'avoir de la chance. Il en faut un peu pour connaître ce sentiment.
Cette chère déclaration ...
Armé d'un bic dérobé au boulot (et oui, c'est moi le coupable voleur de bic) et d'un brouillon généreusement offert par notre ministère des finances fédéral, je m'atèle à mon devoir de citoyen.
Première remarque, avant de commencer, pourquoi le brouillon et la version à rendre sont-ils différents ? Le principe du brouillon, ce n'est pas de pouvoir s'exercer une fois avant de remplir la "vraie" déclaration ?
Je passe sur les détails de la déclaration de revenu, du calcul périlleux des frais rééls, des simulations afin d'optimiser la déclaration, de la signature et du pliage ...
Une fois la déclaration remplie, plusieurs sentiments s'offrent à moi.
Le soulagement : ouf ! c'est fait !
Un second soulagement : ouf ! j'ai réussi à me débrouiller pour "retoucher", autrement dit, l'état me versera quelques euros d'ici un an.
Et puis vient un moment de fierté. Après avoir honteusement abusé des impôts (6 années d'études supérieures dont ... 3 réussies), je fais partie du club des gens "profitables".
Moi, petit être anciennement paresseux, je fais tourner la machine.
J'aide les gens, je sers la communauté en payant mes impôts.
J'imagine tout le bien que peuvent faire ces quelques miliers d'euros offerts à la communauté. Les écoles, la recherche, les hopitaux, les arts,...
J'ai ce sentiment agréable : je me sens utile. Et je suis conscient d'avoir de la chance. Il en faut un peu pour connaître ce sentiment.
samedi, juin 11, 2005
Dour, Werchter, le pétrole, et moi.
Mi juin... ça sent bon les festivals, tout ça.
Beaucoup opposent Dour et Werchter. Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi. Dour serait un espace de liberté, et de découverte. Werchter la gueule ouverte du requin capitaliste avide de l'argent de poche d'une génération d'enfants gâtés flamands en bermuda trop large.
Je ferai cette année encore les deux festivals.
Werchter est une catin. Tu veux ressentir du plaisir, et tu payes pour. C'est annoncé dès le début, c'est la règle du jeu. Où est le mal ? n'est-ce pas la même chose pour beaucoup de loisirs ? Les discothèques, le karting, le tourisme, ...
Dour est une allumeuse. Elle a su cacher son avidité sous des aspects bohèmes. Mais à la fin du séjour, les poches sont vides, comme après être passé chez Werchter la catin.
Dans les deux cas, le coté maléfique m'échappe. Payer pour voir des concerts, n'est-ce pas normal, après tout ? Du festival scout à Triffouilli-le-lac au méga festival à l'affiche prestigieuse, arrive l'heure des comptes, qui doivent être en positif sous peine de ne plus pouvoir renouveler l'expérience l'année suivante.
Werchter c'est clearchannel, et clearchannel, c'est mal.
Ah ... clearchannel, c'est mal ? C'est une entreprise comme toutes les autres, elle doit faire son bénéfice. Si ça ne te plaît pas, n'achète pas ses tickets, n'écoute pas ses radios, boycotte les produits qui l'utilisent pour s'afficher dans nos rues. Mais ne me reproche pas de payer pour écouter la musique qui me plaît.
Très prochainement, l'entreprise qui m'emploie et pour laquelle je sue chaque jour sera rachetée par Sabre. Une holding, elle aussi basée en Texas.
Le fruit de mon labeur, les bénéfices de mes efforts partiront directement dans le portefeuille d'une pensionnée californienne. Elle se paiera un 5è lifting, ou fera le plein de son 4x4 grâce à mes nuits passées à me battre pour que vous, pauvres belges, français, hollandais et autres achetiez vos vacances chez moi et pas chez le voisin.
Moi aussi, je suis une pute. Je me vends au plus offrant. Et vous ?
En attendant un monde meilleur, je me contente de l'actuel, en adoptant ses règles du jeu, et en essayant d'être moi aussi, un gagnant, dans mon coin.
Beaucoup opposent Dour et Werchter. Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi. Dour serait un espace de liberté, et de découverte. Werchter la gueule ouverte du requin capitaliste avide de l'argent de poche d'une génération d'enfants gâtés flamands en bermuda trop large.
Je ferai cette année encore les deux festivals.
Werchter est une catin. Tu veux ressentir du plaisir, et tu payes pour. C'est annoncé dès le début, c'est la règle du jeu. Où est le mal ? n'est-ce pas la même chose pour beaucoup de loisirs ? Les discothèques, le karting, le tourisme, ...
Dour est une allumeuse. Elle a su cacher son avidité sous des aspects bohèmes. Mais à la fin du séjour, les poches sont vides, comme après être passé chez Werchter la catin.
Dans les deux cas, le coté maléfique m'échappe. Payer pour voir des concerts, n'est-ce pas normal, après tout ? Du festival scout à Triffouilli-le-lac au méga festival à l'affiche prestigieuse, arrive l'heure des comptes, qui doivent être en positif sous peine de ne plus pouvoir renouveler l'expérience l'année suivante.
Werchter c'est clearchannel, et clearchannel, c'est mal.
Ah ... clearchannel, c'est mal ? C'est une entreprise comme toutes les autres, elle doit faire son bénéfice. Si ça ne te plaît pas, n'achète pas ses tickets, n'écoute pas ses radios, boycotte les produits qui l'utilisent pour s'afficher dans nos rues. Mais ne me reproche pas de payer pour écouter la musique qui me plaît.
Très prochainement, l'entreprise qui m'emploie et pour laquelle je sue chaque jour sera rachetée par Sabre. Une holding, elle aussi basée en Texas.
Le fruit de mon labeur, les bénéfices de mes efforts partiront directement dans le portefeuille d'une pensionnée californienne. Elle se paiera un 5è lifting, ou fera le plein de son 4x4 grâce à mes nuits passées à me battre pour que vous, pauvres belges, français, hollandais et autres achetiez vos vacances chez moi et pas chez le voisin.
Moi aussi, je suis une pute. Je me vends au plus offrant. Et vous ?
En attendant un monde meilleur, je me contente de l'actuel, en adoptant ses règles du jeu, et en essayant d'être moi aussi, un gagnant, dans mon coin.
vendredi, juin 10, 2005
Plaira, plaira pas ?
Insérer fébrilement ce tout nouvel album dans le lecteur.
Enlever le random.
Appuyer sur PLAY.
Entendre les premières notes du nouvel album de Coldplay... Plaira, plaira pas ?
A t'il vraiment oublié son piano, ou est-ce un commentaire bateau que tous les journalistes répètent sans savoir.
Entendre les premiers morceaux, et découvrir des silences, des mots, des envolées qui resteront gravées dans l'oreille après avoir été écoutés des dizaines de fois.
Se demander quelles chansons, parmi les 13 chansons seront ses préférées.
Fermer les yeux, et déjà laisser parler son imagination, à la première écoute.
Les 4 minutes de la première découverte prennent fin et déjà, une intro rythmée prend la suite. Toutes ces nouveautés, si vite. On devrait se limiter à un morceau écouté en boucle chaque jour, mais non ! On veut l'entendre, cet album !

X&Y, Coldplay
Enlever le random.
Appuyer sur PLAY.
Entendre les premières notes du nouvel album de Coldplay... Plaira, plaira pas ?
A t'il vraiment oublié son piano, ou est-ce un commentaire bateau que tous les journalistes répètent sans savoir.
Entendre les premiers morceaux, et découvrir des silences, des mots, des envolées qui resteront gravées dans l'oreille après avoir été écoutés des dizaines de fois.
Se demander quelles chansons, parmi les 13 chansons seront ses préférées.
Fermer les yeux, et déjà laisser parler son imagination, à la première écoute.
Les 4 minutes de la première découverte prennent fin et déjà, une intro rythmée prend la suite. Toutes ces nouveautés, si vite. On devrait se limiter à un morceau écouté en boucle chaque jour, mais non ! On veut l'entendre, cet album !

X&Y, Coldplay
Why does it always rain on me ...
Toi aussi tu veux pouvoir être le king de la machine à café le lundi matin ?
Alors toi aussi, paye 100€ pour aller voir U2 à Bruxelles, au Heysel.
et en avant première, 10 heures avant le concert, le clou du spectacle : super averses prévues :D
Alors toi aussi, paye 100€ pour aller voir U2 à Bruxelles, au Heysel.
et en avant première, 10 heures avant le concert, le clou du spectacle : super averses prévues :D
Hold on to people that slipping away...
Open to everything happy and sad
Seeing the good when it's all going bad
Seeing the sun when I can't really see
Hoping the sun will at least look at me
Pas toujours évident de réconforter quelqu'un lorsqu'on a besoin de réconfort.
Pas évident, mais gratifiant. Se consoler en aidant les autres.
Seeing the good when it's all going bad
Seeing the sun when I can't really see
Hoping the sun will at least look at me
Pas toujours évident de réconforter quelqu'un lorsqu'on a besoin de réconfort.
Pas évident, mais gratifiant. Se consoler en aidant les autres.
mardi, juin 07, 2005
Une journée d'été, une nuit d'hiver
Parfois, les journées qui devraient être gaies, ensoleillées ressemblent à des nuits d'hiver. Froide, sombre, brumeuses...
Heureusement, la chaleur humaine est au rendez-vous, j'en veux pour preuve ce nouveau délire : "Un pot, des potes".
Heureusement, la chaleur humaine est au rendez-vous, j'en veux pour preuve ce nouveau délire : "Un pot, des potes".
lundi, juin 06, 2005
Courage !
Premières lignes d'un blog, encore en cours de configuration et dont la rédaction commencera un jour ...
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