samedi, juillet 30, 2005

Délire du samedi

Le site bête du jour : muppets flyinggonzo

dimanche, juillet 10, 2005

Il était une fois dans le sud ...

Plus qu'un article, les autoroutes wallonnes mériteraient un blog rien que pour elles.

Il n'y a pas si longtemps, quand la pluie a exceptionnellement cessé de tomber, j'ai pris le temps de regarder ces magnifiques panneaux d'affichage placé le long de nos autoroutes.

Et là, j'ai vu une affiche, et j'ai presque hésité à en croire mes yeux tellement c'est grotesque...
L'affiche est une campagne de promotion pour le site Autoroutes et routes de Wallonie, et le logo représente le soleil, et juste en dessous une route en zigzag.

Alors bon, je veux bien être bon public et ne pas voir le mal partout, mais là, c'est de la provocation!
Quand on sait que dès que les températures dépassent les 27°c, nos chaussées s'amusent à craqueler, fondre, se gondoler, se déformer et provoquent des dizaines de kilomètres d'embouteillage, je me demande qui est le génie de la communication qui a été me coller des affiches représentant une route déformée par le soleil...

J'aurais voulu joindre une image de cette campagne à l'article, mais le site Autoroutes et routes de Wallonie (qui est le sujet de cette campagne, je le rappelle) n'est pas à jour et ne propose que les campagnes d'affichage datant de 2004.

samedi, juillet 09, 2005

Ouverture Facile... tu parles !

Ouverture Facile est un site d'énigmes. La seule règle du jeu : passer à l'étape suivante.
Les moyens pour y parvenir sont très variés mais toujours tordus et un calvaire pour les neurones.

Attention, l'essayer c'est y succomber!

dimanche, juillet 03, 2005

Werchter 2005, jour 4

Réveil un peu brutal en ce dernier jour de festival. Le soleil frappe, la tente chauffe, et je me réveille tôt. Telle est la vie de festivalier. La météo idéale n'existe pas. Le soleil tant désiré est un ennemi dès qu'il apparaît. Il fera 30° à l'ombre aujourd'hui. Seul problème, il n'y a pas d'ombre.

Le démontage de tente est une vraie corvée, mais la libération lorsque les sacs sont dans le coffre de la voiture et le soulagement de profiter de quelques minutes à l'ombre d'un arbre dans le parking lorsque le soleil frappe fort à midi sont tels que ça restera un bon souvenir, finalement.

La quatrième journée d'un festival, on est dans le même état que le coma de la troisième journée, mais à un degré supérieur ce qui fait qu'on ne se rend même plus compte qu'on est crevé, qu'on a mal partout, et que la nourriture est plus que douteuse. La foule invincible est devenue un ensemble uniforme de zombies résignés à marcher dans le mélange d'urine, d'excrément, de vomi, de boue, de bière qui trône dans la zone des toilettes. L'odeur nauséabonde de bière séchée qui se dégage aux alentours de bars ne dérange plus personne. Tout est sale, l'herbe qui était verte 3 jours plus tôt a complètement disparu. Des millions de détritus jonchent le sol. Le décor est apocalyptique et le festivalier aime ça, c'est signe d'un festival réussi.

3 jours plus tôt, nous étions au milieu d'une foule composées de têtes inconnues. Et en ce dimanche, on a l'impression bizarre de tous les avoir déjà vus.
Les festivaliers d'un jour se repèrent facilement: ce sont les seuls qui ont assez d'énergie pour bouger. Ceux qui sont à Werchter depuis jeudi sont statiques, en position assise ou couchée, attendant fébrilement le moindre soupçon d'énergie.

Une fois la tente rangée dans la voiture, une mission périlleuse nous attendait: trouver de la crème solaire. Et oui, festivaliers expérimentés que nous sommes, nous avons oublié ce bouclier indispensable. Heureusement, le festival est doté d'un petit magasin, où nourriture, boissons et produits d'hygiène sont disponibles. Ce petit magasin est en fait un amas de bâches, la file y dure environ une demie heure, il y fait très très chaud. À noter qu'au milieu du frigo où sont disposés la charcuterie et les produits laitiers se trouve un thermomètre indiquant très fièrement 30°c.
En bons festivaliers résignés que nous sommes, nous avons patiemment attendu, bercés par le bip bip agaçant de la caisse enregistreuse, mais nous avions enfin le lait solaire tant convoité.

Arrivés sur le site du festival, nous nous sommes posés sur la terre torturée de la plaine, enduits de crème solaire et nous avons cuit en espérant voir un nuage se glisser devant notre nouvel ennemi: le soleil brûlant.
Le programme était alléchant. Cette après midi brûlante allait voir défiler entre autres Feeder, Arsenal, Keane, Soulwax, et Queens of the Stone Age.

Une fois cuits à point, arrivait déjà la clôture du festival, par les Foo Fighters et REM.
Ryan Adams ayant annulé, Arno avait la chance de clôturer le programme de la Marquee. Arno, encore un flamand. Énormément de groupes belges étaient programmés à Werchter cette année, mais tous étaient néerlandophones. C'est le second reproche que je pourrai faire à l'organisation. Un peu d'ouverture à la scène belge francophone, en pleine explosion aurait été la bienvenue. L'année passée, les toujours très bons Girls In Hawaii étaient au programme, et le Pukkelpop avait imité son grand frère Werchter en programmant lui aussi Girls In Hawaii et Ghinzu.

Le concert des Foo Fighters était plaisant et a eu le mérite de ressusciter le public. Arrivait le tout dernier groupe : REM.
J'attendais REM avec impatience, ils faisaient partie des groupes que je ne voulais absolument pas rater.

Dès les premières minutes, une évidence: la réalisation vidéo du concert de REM restera elle aussi dans ma mémoire. Absolument magnifique, images fortement contrastées, bicolores, jeux de caméras, effets spéciaux, tout ça en direct, chapeau!
Quelques beaux moments de communion avec le public ont émaillé ce début de concert. Une foule à bout de force qui chante Everybody Hurts, ça donne des frissons...

!!!OPGELET!!! --- WEERBERICHT --- ZWARE REGENS --- VOORZICHT --- NA MIDDENNACHT
Ce message défilant sur les écrans d'information signifiant qu'une grosse averse étant prévue, il signifiait aussi pour moi la fin prématurée du festival. Le parking étant encore boueux le matin, et n'ayant aucune envie de galérer des heures pour en sortir, j'ai décidé à regret de quitter REM, de quitter ma plaine dévastée, de quitter cette foule invincible, d'arrêter la machine à souvenirs, c'était la fin.

Que restera t'il de ce festival? Qu'est ce que la mémoire, si subjective, va retenir? Quels sont les souvenirs de galère qui se transformeront en bons souvenirs? Quels moments magiques resteront vraiment gravés dans la mémoire. Dans un an, que dirais-je de Werchter 2005?

J'avais déjà vu la plupart des têtes d'affiche : Chemical, Faithless, REM, et plus que les concerts, certains souvenirs resteront. Ce sont les galères, l'ambiance, l'état d'esprit, les rires et les délires, les sensations, les petits moments magiques d'échanges entre une idole et ses fans, entre un public et un groupe.

À deux heures du matin, j'étais sous la douche. La première depuis jeudi, j'ai ensuite eu beaucoup de mal à trouver le sommeil, malgré la fatigue. Trop de souvenirs se bousculaient dans ma tête. J'avais échappé à la tempête, tout s'était bien passé. Le retour à la vie normale a été rapide et brutal, extrait d'un monde à part, dans ma bulle, et ramené aux tracasseries quotidiennes par un écran de diodes rouges m'ordonnant de redevenir raisonnable.
Quelques trop petites heures plus tard, le réveil sonnait, il fallait se lever et aller travailler. J'étais étrangement frais, l'esprit vidé, presque reposé, comme à un retour de vacances.
J'étais en vacances, dans ma bulle à moi, nommée festival. Une bulle hors du monde, où un étranger devient un frère d'arme face à une pluie battante.

Cette bulle est indescriptible. Dans une vie antérieure, j'avais écris un article suite au festival de Dour, et je l'avais terminé par ces mots :

Les festivals, ceux qui n'y étaient pas ne peuvent pas comprendre, et ceux qui n'arrivent pas à l'expliquer.

samedi, juillet 02, 2005

Werchter 2005, jour 3

Le troisième jour d'un festival est traditionnellement le plus dur, pour moi.
Le premier est fatiguant à cause de la semaine de travail, de la route, de l'installation. Le deuxième est la conséquence directe du premier, mais est supportable. Le troisième jour est celui où la fatigue accumulée devient importante, où les séquelles de deux nuits inconfortables se font sentir, où l'alcool absorbé au cours des deux jours précédents fait payer l'addition.
Le 3è jour de Werchter est traditionnellement consacré au métal. Des hordes de barbares tatoués habillés de cuir noir envahissent la plaine pour la journée. C'est aussi le jour que les amis choisissent pour venir passer une journée à Werchter, et ils veulent tout voir alors que ma seule envie est de m'étaler dans l'herbe et rêvasser comme je sais si bien le faire.
Le troisième jour sera coma ou ne sera pas!

L'après-midi a été rythmée par Pennywise,dont je ne garderai pas un souvenir impérissable, et Daan, qui me fait à chaque fois penser à Freddy Mercury sur fond de techno allemande bon marché. C'est dommage parce que j'adore sa musique (Housewife en intro, je trouve ça divin), jusqu'au moment où il chante. Daan, s'il te plaît, tais toi!

S'en suivit le traditionnel coma du 3è jour. Ce coma est fait de sommeil léger et des bruits environnants. La musique y prend une grande place, elle est totalement présente ainsi que tous les bruits environnants. C'est un autre moment fort des festivals pour moi. J'aime cet état de relaxation mêlé d'épuisement que je ne retrouve qu'en festival. Certains prennent un trip grâce à la drogue, moi je prends un trip sans drogue.

Comment parler de Werchter sans parler des flamands? C'est le seul reproche que j'aurais à faire à l'organisation de cet événement. Rock Werchter se veut "festival international". Son public, en grande majorité flamand ou hollandais est aussi francophone, anglophone, germanophone,... Pourtant, tous les messages sont diffusés en flamand, même les messages importants comme un changement de programme ou un avis de tempête. Toutes les introductions de groupes sont en flamand. Le livret distribué à l'entrée et présentant le programme est en flamand. Bien sur le festival est en terre flamande, mais il faudrait que l'ambition de festival international se retrouve aussi sur le terrain, par un accueil et une information en flamand et en anglais, par exemple.

La soirée de samedi a débuté avec Interpol. Dans la pyramide Marquee, avec un autre bon moment du festival : la pyramide qui jumpe. Le plancher de la pyramide est légèrement souple, ce qui provoque une impression de puissance dégagée à chaque séance de jump, et elles y sont nombreuses!
Dommage toutefois qu'Interpol aie terminé son concert sept minutes avant l'heure prévue, ce qui n'a pas manqué de faire huer la foule, habituée à la ponctualité légendaire de ce festival. Une nette impression de trop peu restera après ce très bon concert.
(À propos, si tu es hollandais, que tu fais 2 mètres 10, que tu as un sac ENORME, que ta copine fait deux mètres et que ton pote fait 2 mètres 5, sois gentil, ne te place pas devant moi la prochaine fois, merci)

Le clou (mot choisi) de la soirée : Les artificiers allemands de Rammstein. D'après la presse, un camion rempli de kérosène était placé derrière la scène afin d'alimenter les nombreux lance-flammes présents sur scène. Honnêtement : musique très moyenne, et un show qui respire le déjà vu.
Je tiens cependant à féliciter Rammstein pour le soutien apporté à la corporation des artificiers allemands, qui s'étaient déjà distingués pour leur savoir faire il y a 65 ans.

vendredi, juillet 01, 2005

Werchter 2005, jour 2

Le réveil est sans doute le moment le plus pénible de la journée. En particulier pour le festivalier, et spécialement pour nous. Il y a 8 heures, nous étions des héros invincibles triomphants des forces de la nature afin de porter haut les couleurs de la fête. Nous sommes en ce matin du vendredi 1 juillet de pauvres migraineux criant famine, l'humidité est partout présente. Les vêtements totalement détrempés jetés dans la tente lors de notre retour victorieux ont contaminé tout ce qui était encore sec.
Il est des matins douloureux, où l'envie d'uriner, le besoin d'une aspirine, la recherche de vêtements secs sont autant de bonnes raisons de décourager le plus valeureux festivalier.
En ce matin du premier juillet 2005 est né un autre "souvenir de festival". L'instant fatidique où j'ai du mettre mes pieds dans des chaussures desquelles venait de s'échapper 1 centimètre d'eau. Savoir que mes pieds allaient essayer de vivre dans ces chaussures pendant les 3 jours à venir.
Et bien le plus difficile, c'est de mettre le pied dans la chaussure. Ensuite, on s'y fait!

Vers midi, ce vendredi, nous nous dirigeons vers le site du festival. Les quelques minutes de marche qui nous en séparent nous permettent d'admirer les dégâts causés par la tempête la veille. Les héros sont fatigués, usés. Leur campement bien endommagé. Les tentes situées le long des chemins sont couvertes de boues, et certaines détruites. Les mines sont peu souriantes, tout est humide, la boue est partout. Au début, on l'évite, ensuite on s'y résout.
S'en suivi un repos mérité, sur le site du festival. Des artistes essayent tant bien que mal de nous divertir, ils serviront de fond sonore l'espace de quelques heures. Nous nous ravitaillons, reposons, essayons de sécher quelque peu. Nous échangeons nos impressions sur cette soirée mémorable.

Le premier concert qui arrive à obtenir de ma part le consentement de la position debout est le show de Within Temptation.
Within Temptation est un groupe qui produit une sorte de soupe métallo-esothérico-gotho-pouffique au mauvais goût hollandais sur fond de décor sans doute dérobé à un parc d'attraction en faillite. Leur mélodie et leur show pyrotechnique sont étudiés afin de capter l'attention de festivaliers en phase de digestion, et ça fonctionne. Ce show émerveille les puceaux de festivals qui ont survécu à l'épisode précédent et agace ceux qui ont déjà vu cette performance plusieurs fois, étant donné que Within Temptations est présent sur énormément de festivals (ou alors, ils me suivent)

Le reste de l'après midi et le début de soirée ont étés rythmés par des groupes de remplissage. J'appelle groupe de remplissage des groupes au passé et à l'avenir incertains qui ne sont connus que par ceux qui les connaissent, qui hantent les festivals afin de tenir éveillé le spectateur et faire monter la tension pour la tête d'affiche.
J'écoute en général deux chansons de ces groupes, suite à quoi je me rassied et repars dans mes pensées, accompagné d'un fond sonore parfois musical, ce qui ne m'empêche nullement de profiter de l'instant.
Beaucoup seraient heurtés de voir ainsi qualifiés des groupes comme Garbage, Vervet Revolver, The Kills, etc..., mais c'est ma vision des choses, ma façon de vivre un festival. Ce sont des groupes que j'ai déjà vu plusieurs fois, le plaisir de la découverte n'y est plus. Pour certains, j'apprécie leur musique, mais je ne la vis pas intensément. J'aime ces après midi faites de groupes de remplissage, c'est pour ça que je vais en festival.

Vient ensuite le tour de Greenday. J'écoutais ça dans mon adolescence, c'est à dire il y a 10 ans. C'est un sentiment étrange de voir arriver un groupe pour lequel on a économisé l'argent nécessaire à l'achat d'un CD à ses 15 ans, et qui a connu quelques années de galères. Un groupe qu'on avoue avoir aimé et qu'on avoue aussi avoir un peu oublié. Que sont-ils devenus? Et surtout pourquoi l'organisation du festival leur a t'elle octroyé la tranche la plus grande du programme des 4 jours : 2 heures de concert?
Et bien Greenday nous a donné la réponse. Un show plus qu'agréable, parsemés de très bon moments, où les tubes oubliés s'enchaînent, où les souvenirs de mes 15 ans refont surface, avec quelques bonnes surprises, merci Greenday!

Faithless est en tête d'affiche, ce soir. Déjà présent en 2001 pour un show qui est devenu une légende à Werchter, toute la plaine, soit environ 60.000 personnes, bondissants simultanément sur leur tubes. J'ai attendu avec impatience de voir Faithless il y a un an, au Pukkelpop 2004 et ils m'y avaient fortement déçu. De quoi cette soirée sera faite?
Et bien j'ai adoré. Ils ont prix leur revenche sur leur concert de Kiewit, je les pardonne. Un très bon show, que je place dans la même catégorie que le spectacle des Chemical la veille, qui a aussi fait naître en moi un peu de folie. J'espère que le spectateur qui a reçu un verre de bière sur la tête me pardonnera un jour, mais j'avais envie de voir mon verre voler au dessus de la tête de quelques milliers de personnes, de voir ces quelques gouttes de bière jouer avec la lumière diffusée par les spots, et surtout je n'avais pas envie que cette pintje m'encombre pendant un des moments magiques de ce festival : le jump d'Insomnia.
Maxi Jazz est captivant, le blanc de ses yeux hypnotise une foule de 60.000 personnes, sa voix provoque des frissons, pendant une heure et trente minutes, ce mec a été un dieu.